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mardi, janvier 05, 2010

The Scotland Yard Gospel Choir - ...And The Horse You Rode In On - 4,8/10

Ca y est, c'est 2010. 2009 enterré? Euh, non! Encore, écouter de dernières perles cachées. Vider la réserve constituée avec les listes 'best of'. Donner une petite opinion et renvoyer à ceux qui, eux, étaient là en temps utile, sous forme de petit hommage à la blogosphère.

Là, plutôt qu'au rayon "dernières perles cachées", c'est au rayon "fond de tiroir" qu'il faut classer ce groupe de Chicago. A en croire mon lecteur Itunes, j'en suis à ma septième écoute de l'album et je serais bien en peine de vous en dire quelque chose en bien ou en mal.

C'est leur troisième album. Pour des Yankees, ça ressemble très fort à du Brit, côté Ecosse, région Belle et Sébastien, sans que ça me donne des boutons ni ne me réjouisse...

Même pas trouvé une chronique en français et même en anglais, pas grand chose : Paste Magazine.
Si vous étiez aussi dans ceux "qui étaient sur le coup en temps utile" (ou pas, d'ailleurs, qu'importe!), n'hésitez pas à filer le lien dans les commentaires, je l'intégrerai...

Pants Yell! - Received Pronunciation - 4,7/10

Avons-nous besoin en 2009 (puisque publié en fin d'année) d'un album de neuf morceaux et 25 minutes, qui oscille entre Pavement et Teenage Fan Club, tout en digressant occasionnellement vers les Go-Betweens des débuts? C'est ce que nous sert ce groupe de Cambridge Massachussets pour son quatrième album...

Je redoute très fort que poser la question, c'est déjà y répondre. C'est pas que ce soit mauvais dans le style Slumberland (le label qui les héberge), mais le temps étant compté...

Pitchfork donne une bonne note moyenne (7,3)
AMG aime moins.

lundi, novembre 23, 2009

It Hugs Back - Inside Your Guitar - 4,8/10

La fin d'année approche. Vite, repérer les oubliés. Vite, réparer quelques trous dans la couverture musicale (mythe de sisyphe). Vite, trouver de dernières perles cachées. Vite, voir si les listes des autres ne sont pas des huîtres. Donner une petite opinion et renvoyer à ceux qui, eux, étaient là en temps utile, sous forme de petit hommage à la blogosphère.

Album très caractéristique de rattrapage de fin d'année. Un album tiède, oscillant entre une musique légère shoegaze et Yo La Tengo. Alors, selon l'humeur du moment, on oscille entre le "N'invente rien mais bien agréable" de Pop Revue Express (7,5/10), le "Laisse indifférent mais ne mérite pas les gémonies" de Pitchfork (5,2/10) et le "Tellement tiède et laisse si indifférent qu'il faut démolir" de Tiny Mix Tapes (1,5/5).

Faut bien avouer qu'on tombe vite d'une évaluation dans l'autre, selon l'humeur. Médiane, pour moi...

Si vous étiez aussi dans ceux "qui étaient sur le coup en temps utile" (ou pas, d'ailleurs, qu'importe!), n'hésitez pas à filer le lien dans les commentaires, je l'intégrerai...

jeudi, novembre 05, 2009

Gyratory System - The Sound-Board Breathes - 4,8/10

A ne pas rater. Ecouter absolument une... bribe!

J'avais été littéralement subjugué par leur EP sorti fin septembre et, surtout, son titre phare Sea Containers House. Ce salmigondi de loops de cuivres (ce n'est pas de la plomberie, ce sont des cuivres -trompettes et autres- traités informatiquement) frise un délire absolu qui renvoie Dean Deacon au rang de la musique sage pour enfants.

Mais voilà, quatre titres sur le EP, c'était déjà un peu long. Douze et 57 minutes sur le long playing, c'est absolument inécoutable, en tout cas d'une traite. L'album hérite donc d'une cote d'un peu moins de la moyenne, même si chaque morceau mérite un détour et une écoute séparée.

Et puis, il reste le morceau d'anthologie qui mériterait une cote majestique à lui seul :

Boomkat : Gyratory System sound like a cross between Errors, Dan Deacon, DAT Politics and an 8-bit jazz combo. Lurid, detuned synthesizers, pixellated electronic beats, euphoniums (euhonia?) and tapdancing (?) are all involved in the fabric of this surreal curio, ensuring that no logic is followed and no sense is made at any point during the (rather long) fifty-two minutes that make up the album.

lundi, septembre 21, 2009

Volcano Choir - Unmap - 4/10

T'es qui toi?

C'est la nouvelle tendance.

Si tu as rencontré un petit succès, même s'il n'est que d'estime, il est temps de faire des side-projects, de resortir des vieilles bandes oubliées et/ou de te regrouper avec des autres qui ont eux-mêmes eu un petit succès d'estime.

Ca crée des super groupes d'inconnus.

Et tu as une chance de surfer sur l'éphémère vague(lette) du succès...

Ici, c'est Bon Iver. On ne dira jamais assez de bien sur l'album For Emma, Forever Ago. A ses côtés, des membres de Collections of Colonies of Bees.

C'est totalement inconsistant. Parfois difficilement écoutable (Youlogy ou Mbira in the Morass), faussement expérimental. Comme si tout avait été jété comme ça en bric à brac, pour faire un disque, puisque c'est si facile de faire un disque.

Difficile de comprendre si c'est l'artiste ou le label qui est là derrière, mais j'ai envie de faire de Vulcano Choir une victime expiatoire de mon courroux contre l'incontinence musicale. Motif de plus : il y a un remarquable morceau très accessible dans cet album. Et, comme par hasard, c'est celui qui a servi à annoncer la sortie du disque, Island, Is. Et, comme par hasard, c'est le seul à pouvoir être écouté sur MySpace. De là à penser qu'on essaie d'entuber le badaud...

AMG : Despite the occasional flaws, the album shows that Vernon (along with the guys in Collections of Colonies of Bees) has not only the desire to branch out but also the necessary skills.
MySpace où -tiens, tiens!- seul le morceau Island, IS est en écoute.
Le Panda est (juste un petit peu) plus indulgent.

lundi, août 24, 2009

Ebony Bones! - Bone of My Bones - 4,9/10

Les goûts et les couleurs (surtout les couleurs!)

Parait que la dame fait un buzz pas possible outre-Manche. Bizarrement, une recherche Google aboutit d'abord sur trois pages de références francophones. Soit, donc, elle serait un genre de fusion entre The Clash et Grace Jones. Une révolutionnaire, aussi! Et elle porte des tenues de scène pas possibles (cfr cover), développe une énergie énorme sur scène et elle était donc annoncée comme potentiellement une sensation des festivals d'été (?).

Certes, Ebony Bones essaie de jouer dans la cour de M.I.A. et Santigold. Mais, diable, si l'énergie est là, du côté de la qualité des compositions, on en est vite revenu. On peut s'y tromper à la première écoute (l'énergie, toujours l'énergie). Mais pas après quatre, cinq et même six. Ceci est très, très faible et n'arrive pas au quart du huitième de la cheville des deux artistes susdites...

Myspace
Les Inrocksaiment bien
Mowno : La diva Ebony Bones prouve, via ces onze titres pulvérisant toute barrière musicale, qu’elle mérite amplement de prendre la relève, et de devenir l’icône d’une toute nouvelle génération de mélomanes. Eh beh!

Plushgun - Pins & Panzers - 4,8/10

Ne fait pas le moine...

Plushgun mérite tous les hommages. Voilà un groupe qui bouscule tous les stéréotypes. Non, être originaire de Brooklyn / New York n'est pas synonyme d'originalité, de hype ou de branchitude.

Cet album est un étonnant mish-mash de musique retro. Mais la machine à remonter le temps n'est pas allée loin : juste la fin des années 90.

Tiny Mix Tapes nous dit ça excellemment en quelques mots : Chirpy, staccato synth pulsing in time with a pounding bass drum, some tinkling xylophone effects, and maybe an electronic wash manipulated to sound like strings for dramatic effect in the ballads and presto: you’ve got every pre-millennial club hit fit to play at a Catholic school homecoming dance.

Rideau.

My Space

lundi, août 17, 2009

Baby Teeth - Hustle Beach - 4,1/10

Mutisme

Il y a des productions ainsi à propos desquelles, même avec toute la bonne volonté du monde, on ne trouve rien à dire.

Rien...

Pourtant Pitchfork lui donne 7,1/10 : Truth be told, the sociological part of my brain wants to position Baby Teeth as the lower-stakes, Midwestern Vampire Weekend, and my indier-than-thou side wants to assert that Dan Bejar does more inventive things with similar source material, while creating his own mythology to boot. (mais bien sur!!!)
My Space
Tinymixtapes est plus proche de ce que je pense : Hustle Beach is competently executed, but it lacks a creative vision of its own to animate it. It’s suitable music for a barroom or a background party mix, but offers little to ponder in the silence of your bedroom.

lundi, août 10, 2009

The Warlocks - The Mirror Explodes - 4,2/10

Psyché sombre

Sérieuse déception. J'ai suivi avec beaucoup d'attention les productions "garage" psychédéliques des Warlocks, jusque et y compris un très bon concert à la Rotonde du Botanique (Bruxelles). Le nouvel album est sombre, effroyablement sombre, ce qui n'est pas un reproche en soi. Malgré les nombreuses écoutes, les instruments, sur les quatre premiers morceaux, s'amalgament en une bouillie sonore qui me semble assez difficilement supportable. Les constructions des morceaux sont indiscernables, un drone vrillant s"imposant en résultat ultime.

Le cinquième morceau, Standing Between The Lovers Of Hell, est pourtant immense, redonne espoir, retrace les lignes mélodiques et fait réentrevoir des Warlocks plus assimilables. Mais le feu d'artifice est de courte durée, les trois derniers morceaux se réengluant dans ce qui pourrait apparaître comme un manque (une abscence) de production...

Les Warlocks évoluent. Respect. Mais je ne suis pas...

My Space
Prefix Mag : The Mirror Explodes is not an album to convince you the band is the best thing for noise rock since the Big Black -- not with the recent wave of bands that do it much better -- but at the very least, it’s reflective of what the Warlocks’ primarily role have been this decade: to combine Velvet Underground noise with a Tom Petty-like ability to rock you as well as ease your sorrows.
Pitchfork

mercredi, août 05, 2009

The Horse's Ha - Of The Cathmawr Yards - 4,6/10

Post folk?

Voilà un album dont l'annonce m'avait mis l'eau à la bouche.

Combinaison de styles (folk-jazz) et de musiciens, pour un projet ambitieux qui ramène sur les pistes d'un folk intelligent, très "brit" et construit. Avec les références d'usage : Fairport et Pentangle.

Il n'y avait pas d'effet d'annonce, c'est exactement cela. Mais le résultat m'a laissé froid, avec la sensation que la technique et la faiblesse de la composition empêchent tout feeling, toute vie, toute sensation.

Eminemment subjectif, bien entendu.

Il y a quelque chose de bien avec le label Parasol : si vous faites un lien vers la page de l'artiste, tout y est : bio, liens vers les chroniques existantes, morceaux en écoute, MP3 gratuit, etc.
Un lien en plus : Emusic qui mène vers queqlues prestations live sur You Tube.

jeudi, juillet 09, 2009

God Help The Girl - God Help The Girl - 4,6/10

Equilibre.
Balancier.


Cet album est une ébauche de comédie musicale. A la plume, Stuart Murdoch de Belle & Sebastian.

Qui a recruté quelques voix féminines (autres qu'Isobel Campbell) et Neil Hannon (Divine Comedy) pour une seule chanson.

Ca ressemble très fort à Belle & Sebastian. Je partage plutôt la chronique de Froogy's delight :De la pop douce, un peu à l'ancienne – la patte Belle and Sebastian est indéniable – qui s'écoute facile à défaut de révolutionner quoi que ce soit, et ma foi, par ces temps qui courent où nombre de groupes rock ont décroché avec les mélodies, c'est déjà très bien.

Par contre, je ne partage pas l'indulgence globale. Je m'ennuie comme avec Camera Obscura. Ce même cachet Shangri La's. C'est parfait, mais je sens le froid et je m'ennuie.

Peut-être, en matière de mélodie, faudrait-il que le balancier trouve son équilibre quelque part entre ces morceaux à l'ancienne engoncés dans la sucrerie et la déstructuration ambiante???

Myspace
Groupe website
Inrocks (qui aime plutôt bien) avec tous les liens You Tube
Froogy's delight
Pitchfork ne crache pas dessus non plus, au contraire (7,5/10)

mardi, juillet 07, 2009

The Out of Body Special - Is Love - 4,6/10

Philippiques

Etonnant album qui oscille entre deux tendances fort différentes.

D'une part, funk rock qui irait même jusqu'à évoquer subrepticement les Red Hot Chili Peppers.

D'autre part, des morceaux désuets qui ressemblent très fort à du Stevie Wonder de l'époque pop (où l'autre n'était pas encore roi).

Pro, bien en place, ...

Voilà, je m'étais promis de faire un jour une chronique d'un album venant des Philippines.
C'est fait.
Saint Marcos, priez pour moi et donnez des chaussures à tous ceux qui n'en n'ont pas...

emusic

jeudi, juillet 02, 2009

Trouble Books – United Colours Of Trouble Books - 4,4

Paté campagne

C'est devenu une des phrases qu'on pourrait faire coupé-collé pour quelques reviews :

C'est un couple. Ils vivent aux Etat-Unis tout au bout de nulle part. Alors, ils bricolent de la musique, qu'ils enregistrent avec quatre fois rien et qu'ils distribuent en quatre fois moins d'exemplaires encore. Personne connaît. Pourtant, c'est divin.

Je me moque d'autant plus facilement que, d'ici quelques jours, je commencerai une (et même deux reviews) ainsi et que je concluerai que j'adore. Ici, j'ai pas accroché. Le volet folk est léger. Le simili délire plannoélectro ne m'emporte pas. D'autres ont fonctionné et c'est respectable : les Inrocks, Autres Directions ou Indiepoprock.net.

Leur Myspace qui est l'occasion de rappeler qu'ils sont les principaux animateurs du label margot barginal Bark and Hiss, où on peut aller se promener et downlaoder plein de trucs gratuits (on en reparlera).

dimanche, juin 28, 2009

Crocodiles - Summer of Hate - 4,9/10

Chronique fainéante

Chaque fois que je vois telle équipée, dans un premier temps, tous les poils de mon corps se hérissent. Même si c'est Interpol ou les Editors. A quoi bon faire le jour même ce qui se faisait déjà très bien hier? (Suite à lire ici) (Mais je préférais les Horrors). Myspace

dimanche, juin 21, 2009

Spinnerette - Spinnerette - 4,8/10

Plat du jour

J'aime les grands cépages, mais j'aime aussi une bonne saoulerie à la Pils.

J'aime les petits plats, mais, de temps en temps, je ne crache pas sur une frite mayonnaise! (Ah, le Belge!)

C'est un peu pour la même raison, que, régulièrement, je me régale d'un bon petit album qui tache, grassouillet et dégoulinant. Malgré le risque d'indiexcommunication, je ne m'en cache pas. Un bon petit Queens of the Stone Age par exemple (ou tout autre groupe Stoner), album ou concert, ça donne un peu l'impression du retour au source.

Avec Spinerette, on est au coeur de la cible. La chanteuse, c'est Brody Dalle, ex-performeuse des très fameux Distillers. Mme Josh Homme, dans la vie. Elle a recruté un autre QOTSA, Alain Johannes, a conservé un des distillateurs, Tony Bevilacqua et appâté Jack Irons (Pearl Jam, Red Hot Chili Peppers). Super groupe. Album qui marche à la première écoute. Parfois dégoulinant, souvent très fort et concis. Et puis, une fameuse chanteuse!

Mais de quoi (re)verser une larme sur les Distillers dont l'album Sing Sing Death House était tout de même une des dernières grandes claques punk. C'était déjà en... 2002.

Leur Myspace