lundi, mai 13, 2013

Blaudzun - Heavy Flowers


On a bien peu parlé l'année passée de ce hollandais volant adepte du lyrisme pop / country / folk.  Il en était pourtant déjà à son troisième album et y a confirmé tout le bien qu'on en pensait en l'améliorant encore d'une maturité impressionnante, au point de pouvoir porter en référence des Arcade Fire et autres Sixteen Horsepower, excusez du peu! Pour autant que vos états d'âme vous y portent, vous échapperez difficilement à l'humidification du coin des yeux. Voire plus rayon Niagara pour l'enchaînement Elephants, Heavy Flower, Le Chant des Cigales...

La Quenelle Culturelle
Pour achat, Bilbo Records





mardi, avril 30, 2013

The Haxan Cloak - Excavation

Ne pas être expert de ce style musical ne m'empêche pas d'être littéralement scotché par cette production.
Trace A Line : "Si Balam Acab, Clams Casino, Holy Other et leurs complices ont eu leur heure de gloire à juste titre, The Haxan Cloak vient dépoussiérer le tout sur fond d’apocalypse, en faisant au passage exploser les standards du label".
Ceci dit, au fil des jours qui passent les appréciations positives se multiplient, encensant la noirceur glaçante mais sublime de cet album : Pitchfork, All MusicSWQW.




vendredi, avril 26, 2013

Jesse Dee - On My Mind / In My Heart


Pas de longs développements critiques pour un album aussi évident que celui-ci. La forme et le fond sont résolument "vintage" du style "plus soul que ça tu meurs". Une voix de crooner funk sympathique, juste naive ce qu'il faut, courtise une base musicale tissée de cuivres. C'est Boston comme il y a entre trente et quarante. Et, sans esbrouffe, sans figures de style trop typées, Jesse Dee passe la rampe du style sans obstacles, évoquant les grands contemporains, de Van Morrison à Sam Cooke ou Ottis Reeding...

Suffisant pour partager l'enthousiasme de PopMatters : Overall, On My Mind/In My Heart gets it done. Jesse Dee delivers the goods consistently and excellently over the course of each and every track. There are gems that stand out among the rest, but generally, any one of the 11 tracks won’t let you down. In a time where consistency and focus is often hard to come by, Dee and his supporting cast of musicians embody and embrace it. A superb effort by all means.





Air Play Direct
Memphis

samedi, avril 20, 2013

Carl et les Hommes Boîtes - La Paroi de ton Ventre



Juste à la fin d'année 2009, CARL (Roosens), jeune artiste bruxellois, graphiste et membre d'un collectif artistique plus élargi, sortait quasiment dans la discrétion sa première oeuvre "officielle". L'album "Où poser des Yeux?", puisqu'il s'agit du titre de l'opus, est resté un véritable OMNI (Objet Musical Non Identifié), qui a fait néanmoins son chemin notamment sur la blogosphère française (Interlignage, Interlignage encore, proposant une analyse intéressante; Playlist Society était plus froid).

Certains -comme nous- sommes montés au rideau subjugués par un véritable cri primal, des textes surréalistes et déjantés et un accompagnement raide, primaire et cogneur. Les autres ont souvent détesté, mais sont rarement simplement restés indifférents...

Le CARL, donc, on l'attendait au tournant. Un premier disque qui déchire, c'est un disque qui nourrit les plus grands espoirs (et donc casse-cou pour la suite). En tout cas, ces derniers temps, émanaient des signes encourageants : CARL a visiblement élargi son périmètre et s'est entouré des Hommes Boîtes, combo qui colle ses envolées au plus près des paroles slammées. Une réussite, comme avaient déjà pu en attester ceux qui ont assisté aux prestations live données en association avec BNRS, une des grandes promesses bruxelloises actuelles...

Puis, a suivi un premier clip YouTube Autour du Lac :


Ce 22 avril, ce sera le tour de l'album entier, La Paroi de Son Ventre. Ce ne sera pas une déception. Vraiment pas! La cover annonce ce monde "à la Ensor" sonore

Peut-être moins débridé que le premier, il gagne par contre en construction, diversité et percussion. Jusqu'à produire des morceaux qui ne seraient pas torturés (encore faut-il dire que les moments apaisés dissimulent bien souvent des montées en puissance dans la noirceur et le macabre). A vous de juger, mais sans le moindre doute, Carl est l'OMNI le plus improbable sorti en mode "chanson française" de ces vingt (trente?) dernières. Un bonbon pour esthète. Un grain de poivre pour curieux...