Histoire d'être cohérent dans la ligne de ne chroniquer très sommairement que des albums qui ne percent pas tout en étant de valeur appréciable, je renonce à leur donner une cotation. Vous savez effectivement d'office que je les apprécie et le ton employé suffira à comprendre à quel point...
Cet album-ci témoigne à nouveau de la valeur de la scène canadienne. Derrière Nordic Nomadic, se cache Chad Rose, chanteur guitariste et leader du band de Toronto Quest For Fire qu'on classerait volontiers dans le tiroir du rock psychédélique. Chad Rose est ici parfaitement isolé prenant toute la réalisation et la production à son compte, à la seule exception de quelques touches de vibraphone de Paul Aucoin (Arcade Fire).
Recette simple : une voix parfaite, douce et soupirante se déploie sur un agréable tapis de picking de guitares acoustiques; en seconde couche, apparaissent des sons et drones plus torturés, dont j'ai peine à dire s'il s'agit de synthétiseurs ou de simples guitares électriques trafiquées et pourries d'effets et coups de pédales. L'ensemble est singulièrement sulfureux dans sa combinaison de rêve et de menace, même si on admettra que certains le trouvent redondant.
Le communiqué de presse parle d'un mariage entre Neil Young (OK, pour moi, si on parle du Neil Young rêveur) et le groupe Earth. Pas mal pour ce neo-folk psych qui, pour ma part, me semble marier le slow core au psychédélisme de Ben Chasny et de Six Organs of Admittance (sans son caractère hermétique).
Ah oui, on utilise souvent ici le vocable "injustement méconnu". Ici, on pourrait ajouter "logiquement méconnu" par la faute même de ses auteurs. Pensez, un mois et demi après sa sortie officielle, le My Space ne compte toujours que des écoutes de l'album précédent de Chad Rose alors que le label (Tee-Pee) ne donne pas de morceau à se mettre sous la dent. Singulière façon d'essayer de vendre des disques! Assez logiquement, seulement quelques zines en parlent : Rock United Reviews,The Obelisk, Lords Of Metal.
Qui trouverait des trucs en écoute peut me le signaler! Histoire de les partager...
Rien à leur reprocher et rien qui les distingue réellement de l'élite de l'americana triste et sombre.
Tout enregistré "live" qu'il ait été dans un garage de Colombus (Ohio), cet opus frise la perfection. Au grès de chansons bien balancées, des repères apparaissent et ce sont tous ceux qui comptent dans la sphère de l'Americana, de préférence "slow", "sad" and "rural" : Merle Haggard, Lee Hazelwood, Lambchop, Richard Buckner et autre Wild Oldham, on ne sait trop à quels saint les vouer.
Cette perfection suffit à nourrir son succès aux States où cette musique est "pierre, tu es pierre et c'est sur cette pierre". Par contre, l'absence d'originalité induira vraisemblablement qu'il reste confidentiel de ce côté de l'Atlantique. Grosse erreur car toute heure un peu bluesée mérite un canapé et une réflexion sur ce texte de Bloodshot Records : "Don’t Blame the Stars is one of the best records you’ll hear all year. It is full of sad songs about happy things, and happy sounding songs about very, very strange things. They are irreverent, eidetic tales of superstition, addiction, being lost, getting found, and just being alone. In short, lyrical, hilarious meditations on being alive and livin’— for which, as Jerry will tell you, “there is no known cure.”
Un album truffé de bons titres comme celui-ci mais aussi mal accueilli, y a un secret, c'est impossible autrement...
Dès la première écoute de ces onze morceaux venus d'Angleterre et portés par trois jeunes si peu dans le vent, j'ai eu tendance à lever le chapeau. Simple, efficace, une bonne tranche pour une équipe -pastiche oblige- se disant originaire de la ville anglaise de Ashby de La Zouch. Autrement dit, trois jeunes post-punkers rigolards qui feraient dans la poilade.
Mais voilà, visiblement, les rigolards un peu gras n'ont plus beaucoup de place -même s'ils ont parfois l'élégance de Weezer!- dans un monde où le "up", c'est de shoegazer. Et de s'enmerder avec...
Très peu pour moi! Ca me fait rire et je n'en ai pas peur. Je claque des orteils! Je le dis...
Ce duo de frères gallois est passablement étrange. En étant déjà à leur septième auto-production long playing, leurs noms ne sont même pas connus (ou peu : ce sont les Leary) et ils évoluent toujours dans le cadre de leur ville industrielle dévastée.
La musique est à cette image : de la dance post-industrielle, un peu comme si les Chemical Brothers assuraient une partouze tordue et sonique avec Front 242 et Coil réunis. Rien de fondamentalement nouveau, donc, même si cette violence-là est d'une grande pûreté, assumée et immaculée dans ses déconstructions inédites.
Pas de doute, ce groupe de Toronto vaut le détour. Il s'est auto-labellisé d'un genre nouveau, le Glacial Garage, qui n'est pas complètement idiot. On y retrouve tout autant de grosses influences post-punk à la The Fall, que du post-indie à la pavement ou du rock garage saturé à la BRMC. Résultat : un cocktail qui marche au quart de tour, virulent, direct, précis. Pour ceux qui cherchent de temps en temps un havre de raideur où ressourcer leurs racines rock! Avec l'atout appréciable que pas le moindre relâchement n'intervient dans l'ambiance qui pèse sur les dix morceaux...
Poursuite de notre excursion au sein du label anglais Alcopop! Après avoir d'abord abordé l'angle parfaitement foutraque, déjanté et décomplexé de Johnny Foreigner, groupe explosif de Birmingham, afin de ne pas faire une fixette sur un style 'badaboum', passons aux antipodes et à My First Tooth, groupe de Northampton (dans les Midlands) constitué autour d'un chanteur et d'une violoniste.
Tout british qu'il soit, My First Tooth plonge ses racines dans l'indie folk américain. Leur folk est léché, multiinstrumental et soutenu par une basse bien ronde et pleine. Les voix masculine et féminine se posent sur un matelas où les trompettes occupent une place importante. Il est bien difficile de ne pas penser à Neutral Milk Hôtel (surtout!), à Okkervill River ou Shearwater (mais, alors début de carrière). Si My First Tooth n'évolue pas en terrain d'innovation, il excelle dans ces compositions classiques, leur habillement et leur interprétation pour ce premier album sorti en octobre 2010...
Il est des albums dont on parle trop peu car on a peu à en dire. L'idiot de l'affaire est qu'ils courent alors le risque de passer aux oubliettes d'un anonymat immérité. C'est le cas de ce Floriography, enfant de ces grands frileux nordiques de Moddi.
Une fois qu'est dit que cette ambiance est toute hanséatique, bardée de nostalgies marines et d'une tristesse ambiante portuaire à ne pas renier le grand Jacques, qu'ajouter? Mis à part qu'accordéon et violon jouent les vieilles putes de service pour nous arracher des sanglots? Ceci suffit pour invitation à aller approfondir chez de belles plumes voisines où cet album a été vanté (Esprits Critiques et Le Noise, en l'occurrence).
Si, tour de même, peut-être une pensée à ajouter. Avec quasi certitude, j'imagine que les anglophones doivent rejeter cette prononciation anglaise approximative. C'est d'autant plus regrettable que me semble au contraire très agréables cette rugosité de l'accent qui souligne la beauté et les vibratos de la voix du chanteur. Tant qu'à faire, au risque de l'insuccès absolu, je me prends à rêver que tout l'album, au même titre que le dernier morceau, aurait pu être chanté en langue locale. Rêve exotique?
(9/10)
Pour nous parler de ce groupe gallois, Thierry, de Jazz Blues & Co, avait choisi les évocations de Robert Wyatt et Scott Walker. Je pencherais plutôt vers d'autres ressources illustratives, comme Japan ou même un Talk Talk raidi. Qu'importent les flacons comparatifs tant qu'on ait l'ivresse, voici bien un album qui mérite une place au parangon, tant sa nostalgie est zébrée de fureurs et déchirements. My Space Under Cambrian Sky by The Lowland Hundred by Hundred Acre Recordings
(6,2/10)
On peut et doit, bien entendu, évoquer, comme le fait Hartzine la sainte trilogie de Suicide, Alan Vega et Martin Rev. Pourtant, sur la longueur, je suis passé à côté de cet album, un peu par sa faute, beaucoup par la mienne. Trop long, trop dispersé, le groupe mériterait une production plus rigoureuse. Je l'attendrais volontiers au tournant d'un opus à venir. My Space
(7,9/10)
Nous avons besoin de pop comme de pain.
Ces jeunes filles conseillées par Dans le Mur du Son, ça en fait déjà quelques tartines.
Des tranches de petit déjeuner sucrées et amères, la marmelade d'orange évoquant les Veruca Salt (tiens, marrant, voilà un groupe deux fois évoqué en un jour!). My Space
Découvert tardivement chez Thomas-Le Golb qui lui-même l'avait déjà découvert tardivement, cet album d'une jeune grenobloise vaut bien un petit "retournez-y". C'est qu'il est attachant et prometteur pour un premier essai solo. Etant entendu que Thomas en a déjà dit le bon et le très bon qui dominent largement, allons directement au bémol.
A trop embrasser, Peau mal étreint. En français, en anglais. En électro-en rock. En doux-en plus rugueux. En chanteuse, en musicienne. En Emilie Simon, en Jane Birkin, en Françoiz Breut. En nunuche-en rugueux. Tout cela est bien joli, mais on aimerait qu'à la juxtaposition et au collage succède la création d'un sytle propre. Les atouts -dont des compositions très réussies- sont là pour cette fusion personnelle...
Ce trio écossais (faut voir les ados sur le blog) se complait dans une électronica délicate, agrémentée d'instruments jouets et de voix féminines frêles et charmantes. C'est léger et éthéré, remarquablement construit et plutôt catchy. Certains évoquent Bjork (quand elle faisait l'enfant, j'imagine). Je pense plutôt à un mix atmosphérique de Psapp, Sol Seppy, Mum et Emilie Simon.
Autant dire que cette délicatesse -même si elle est un peu froide- vaudra à Conquering Animal Sound la raillerie sur l'air bien connu du neuneu sans passion. La même sensiblerie engendrera chez d'autres le plaisir en pâmoison. Personnellement, j'apprécie plutôt le plaisir pervers d'aimer ou détester selon l'humeur du moment...
Evoluant quelque part entre Nada Surf et Steve Wynn, trempant ses racines dans le substrat des groupes néozélandais dont il est partie (The Bats, The Clean), Robert Scott sort un album d'indie qui ravigote. Les morceaux les plus power pop séduisent par leur dimension catchy et leurs classiques entrelacs de guitares. Les pièces plus molles déclenchent la grimace, dès lors qu'est passée l'époque du gros slow qui tâche et du duo sympathique. Ceci dit, on vendrait aisément une botte de groupes soit disant plus contemporains contre cette sincérité de vieux routier...
Toujours difficile de disserter à propos de ces très longs albums de dark ambient. Et, dans mon imaginaire à moi (qui n'est visiblement pas celui du gars qui a fait la pochette), c'est toujours la même image qui s'impose d'un vaisseau spatial monstrueux évoluant majestueusement dans les plaines d'acier des paysages de demain. C'est donc à la fois lourd et aérien, musique pour les états d'âme et les âmes en état de supporter cette enfilade de drones relevée de synthés flottants...
On ne présente plus Madame Hersh, ex-Throwing Muses et toujours membre de 50 Foot Wave dont le prochain album est attendu. N'empêche qu'elle récolte fort malheureusement le fruit de sa belle intransigeance et de ses choix de diffusion. Personne - ou presque puisque Playlist Society est fidèle au poste- n'a parlé de ce dernier album solo. Il est vrai aussi que ce sont les dernières versions de morceaux initialement publiés participativement via Internet.
Qualité constante, donc. Et, pourtant, petite surprise qui, quant à moi, ne m'avait jamais frappé aussi nettement auparavant : notamment dans les premiers morceaux et peut-être essentiellement à cause de l'accompagnement de guitare si velvetien, ça ressemble très franchement à Patti Smith, non? En tout cas, à l'aveugle, j'ai piégé des mélomanes qui ne sont pas les premiers venus sur le thème : "Tiens, tu connais ce morceau de Patti Smith"?
Voilà que je réécoute calmement Mme Calvi. Et, honnêtement, là, à froid, j'ai bien des difficultés à comprendre la polémique qui a soulevé la sphère. Dans un pur souci informatif, j'y ai certes participé, en révélant la proximité (et même le plagiat) avec la chanteuse normande Annie Calva, mais, aujourd'hui, alors que la passion est retombée, je confirme finalement que ce disque ne valait vraiment pas un fromage. Dans la moyenne. ni excès d'honneur, ni excès de déshonneur. Qu'on se batte pour Destroyer ou James Blake, je comprends.
Et, j'en profite d'ailleurs pour joindre à cette chronique ma note à l'album de l'égérie de l'égérie de Jack White, Karen Elson. Mon envie de la chroniquer traîne depuis des mois également et je préfère vous laisser dans les mains de Mes Critiques pour une vraie chronique.
NOUVELLES REVELATIONS DANS L'AFFAIRE CALVI
Après avoir déjà révélé l'étonnante similitude entre certaines chansons de Anna Calvi et de la Normande Annie Calva, les nouvelles informations que nous avons obtenues risquent d'alimenter la polémique. Il semblerait que la Normande ne soit pas la seule victime. Nos envoyés spéciaux en Belgique ont effectivement pu recueillir les doléances de Annie Calvé (non, pas Cordy). Outre d'avoir inventé la mayonnaise du même nom (oui, oui, amis lecteurs français, Calvé est une grande marque belge de mayonnaise), Annie Calvé est également une chanteuse bien connue au plat pays sans gouvernement. Ici l'affaire se corse pour Madame Calvi.
Que dire de cette chanson d'Annie Calvé. Il sera bien difficile à Anna Calvi de contester une singulière ressemblance avec son propre hit! La route du succès est en train de tourner au calvaire!
Le dark-folk a le vent en poupe. Matt Howden, qui n'en est visiblement pas à son coup d'essai mais ne m'en a jamais rien dit, n'est pas le moins bon. Une belle voix, des violons qui foutent la déprime et un sacré talent de composition. Recommandé ce Sieben, même si un peu long. Les deux derniers morceaux "électronifiés" valent la mention... Son site
Syndrome connu, plus j'ai écouté l'album de l'ex-Pivot moins il a retenu mon attention. Au point qu'à force de me dire que je le chroniquerais plus tard, c'est devenu un des albums les plus écoutés de l'année. Par pure inadvertance et sans m'en rendre compte, en laissant glisser le logiciel de lecture en continu sur ce post rock électro un poil baveux. C'est Entendu pour contrebalancer.
Même syndrome pour Seabear, on écoute plus par habitude que par passion. Ca entre tout doucement. On pleure le génie qu'on ne pourra pas assassiner. On salue la joliesse à laquelle on s'attache malgré tout. Esprits critiques pense idem.
Passé l'effet de (très agréable) surprise de la sortie de Crumble en 2004 ("La France avait son Elliott Smith!"), Pokett a fait partie de ces artistes que l'on suit avec un immense bonheur. Un chanteur-compositeur vrai, sincère et créatif. Un artisan amoureux de belles choses et qui nous les transmet avec bonheur. Cette fois, il le fait avec un peu plus de muscle, ce qui pourrait le rapprocher des albums solos de Brendan Benson.
Le revers de la médaille est certes qu'un tel album a déjà été bien souvent entendu, même si pas nécessairement à ce niveau de qualité. Pop Revue Express et Toujours un Coup d'Avance pensent de même, mais ont la chance de pouvoir ajouter que la pochette est en relief et le disque distribué avec les lunettes ad hoc. Ca m'apprendra, tiens, à ne plus faire que du digital (l'album est disponible sur emusic, comme les trois de Pokett)! A lire aussi, la très sympa chronique ironique de Beauty of Sadness.
Les enfants d'Interpol et petit-enfants de Joy Division/New Order entretiennent avec ferveur le flambeau d'une cold wave réaménagée.
Réaménagée, c'est le mot. Iliketrains fait partie de ces rares groupes qui construisent une constance à un niveau élevé! Les ingrédients sont cold, la voix est interpolienne, mais le recours à certains traits du post-rock et à des accents tinderstickiens accroît la dimension romantique et nostalgique. Inutile de développer car Esprits Critiques le fait avec talent et tellement de passion que cela transparait même sur google : une recherche avec les noms du groupe et de l'album aboutit sur le blog belge avant même le site et le myspace du groupe (voir aussi Pop Revue Express).
Moins d'originalité musicale chez Motorama où on est plus proche des grands parents de la vague qui frise. La même tendance pour une voix sourde, profonde et chaude. Néanmoins matinée d'accents originaux. Peut-être tout simplement parce qu'ils sont russes et même sibériens (Rostov, c'est bien en Sibérie, non?). Des cold donc dont l'enthousiasme ferait fondre la glace. Et qui méritent bien un reminder dans un monde où si peu de productions nous viennent d'origines exotiques. Arbobo et Hartzine ont déjà donné. De plus, l'album est gratuit sur leur blog.
On l'annonce comme "the next big thing", ce sextet néo-zélandais d'Auckland. The guardian lui a décerné cinq étoiles. Et c 'est vrai que cet album est bien agréable, portant le sceau de ce son si particulier des groupes du crû : grande expertise pop sérieusement matinée de psychédélisme. C'est vachement au point, peut-être parfois un peu trop doucereux. Ce qui n'est guère étonnant : ce band en est déjà à son quatrième album. Ce qui est plus étonnant : comment un tel savoir-faire a-t-il pu rester cantonné sur l'île exotique et comment personne n'a-til jamais glissé cet album sorti depuis avril dans une cargaison de kiwis ou d'agneau?
Le qualificatif "ambient" a quelque chose de résolument répulsif. Et bien pas ici. Un des membres de Stars of The Lid a composé cette musique pour un documentaire sur les abeilles (bien ennuyées et menacées par on ne sait trop quoi). Entre classique et électronique spatial, le résultat est merveilleusement nostalgique. Le genre de galette qui nous fait chérir ces temps modernes où il n'est plus nécessaire de retourner les disques et reposer le saphir. Une après-midi un peu creuse et tristounette à passer, choisissez l'option "lecture en bouche" sur votre logiciel et laisser vous emballer dans ces longues nappes violoneuses, pianistiques et cuivrées...
Ce trio berlinois pratique un rock métissé plutôt original. Un peu comme The Ex l'a fait avec la musique éthiopienne, The Somnambulist marie son post-punk avec des rythmes orientaux et gitano-balkaniques, l'oud et le violon étant omniprésents (et tenus par un Français, ancien des Hurlements de Léo, mais la musique n'a rien à voir). La voix s'apparentant à Tom Waits et Captain Beefheart, les rythmes flirtrant avec ceux du groupe new-yorkais Nervous Cabaret, la fusion est décapante. La musique est à la fois lourde et oppressante, légère, accessible et fulgurante. Un album qui vaut certainement un détour...