Affichage des articles dont le libellé est 8/10-2011. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 8/10-2011. Afficher tous les articles

lundi, octobre 08, 2012

Eula - Maurice Narcisse - 8,1/10


Par les temps qui courent, on manque un peu de ces albums post-punk criards mais néanmoins arty. Un peu hors du temps, se revendiquant à la fois de PJ Harvey et de la regrettée Polystyrene, ce band fournit un album sacrément remuant et bien construit. Outre les voix qu'on imagine avec les références précitées, la section rythmique lorgne vers un versant plus hard, voire math. E-Music est donc allé récupérer cet album de l'année passée pour en faire une sélection actuelle.

Mérité : The band is a small unit — just Lamb on vocals and chicken-scratchy wire-barbed guitar, Jeff Maleri on bass, and Nate Rose on drums, but they kick up a massive racket, one that feels like chewing gum rubbed in glass. Loose and rubbery in the bass, jerky and over caffeinated in the drums, topped with Lamb’s squealing sour fight-song chants, EULA’s groove mingles low-rent sleaze with righteous punk rally cries. There is a lot of implied fucking on Maurice Narcisse — “You had me crawling on the ceiling/you had me pinned up on the wall/oh lord, oh lord” Lamb chants on “Oh Lord!” over a tiny blip of drum machine that resembles a pair of rolling hips transmuted into an animated. 

jeudi, octobre 04, 2012

Jacob Karlzon 3 - The Big Picture - 8/10

Je ne suis pas du tout expert en jazz, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais, comme de plus en plus, je conçois ce blog comme un genre de carnet d'écoutes musicales plus que comme un lieu de critique érudite, savante ou éclairée, je ne vois guère de contradiction à simplement signaler que ce trio danois a bien occupé mes journées et moments de calme. Parce que Karlzon est souvent proche du rock (et notamment du prog)? Parce qu'on peut citer Keith Jarrett comme référence et que celui-ci est parmi les plus cités par les amateurs de rock? Qu'importe! Ce fut un bon moment pour moi...


jeudi, avril 19, 2012

Bandcamp (37) - Chrome Sparks - My 3 - 8,2/10 - One USD or more


Cet album date déjà de l'été passé. On a pourtant envie de lui donner une seconde chance avec le retour d'un été qu'on espère chaud. C'est que cet artiste de Ann Arbor (Michigan), Jeremy Malvin de son nom exact, concocte une électronique Do It Yourself pleine de charme et de légèreté.  De rares passages chantés sont coupés en fines lamelles et traités électroniquement comme en ricochet. Ils sont ensuite saupoudrés sur un lit de synthétiseurs à ressorts.

Loin de la neurasthénie ambiante, les morceaux sont délicieusement pop et attachants, catchy et très éloignés de de la Chillwave dont Chrome Sparks n'hésite pourtant pas à utiliser les ficelles...

jeudi, mars 01, 2012

Submerged - Before Fire I Was Against Other People - 8,7/10


Quand on aime, on ne compte pas et on peut même revenir en arrière sur un album de haute volée. Car celui-ci en est un, continuant à défricher la piste peu parcourue du drum and bass industriel, ici de plus -et très improbablement- mâtiné de musiques du monde qui résistent à la sauce 'spicy'.


mercredi, février 22, 2012

Russian Circles - Empros - 8,1/10


Pas de doute pour moi, cet album est certainement une des meilleures productions post-rock de l'année 2011. Le trio confirme sa phénoménale intensité et sa redoutable précision. Les six morceaux s'étirent tous sur la longueur (45 minutes au total), mais le groupe de Chicago ne se perd jamais en ces vaines digressions et ces 'refroidissements'  interminables hérités du post-rock sous sa forme historique. A l'opposé, il conserve une réelle mesure et -tout en y touchant avec justesse- n'entre guère dans une fusion excessive avec le métal ou l'électronique.

Bref, évoluant plutôt dans les environs des meilleures productions de Neurosis ou Cult Of Luna (autrement dit, les moins marquées par les influences métal), Russian Circles donnent une folle envie de replonger en concert et de s'exposer aux tirs vrillés des guitares et à l'artillerie lourde d'une batterie technique et efficace. Ca tombe bien, ils sont en tournée et, en plus, entraînent avec eux Odonis Odonis pour leur première partie (un groupe dont nous reparlerons prochainement car son Hollandaze est resté un peu trop injustement inaperçu en 2011)...

Metacritic pour un note globale de 86 sur 100 fédérant 15 critiques anglophones. Cela le place tout de même à la neuvième place du classement annuel 2011...
Esprits Critiques



mercredi, février 01, 2012

Africa Hitech - 93 Million Miles - 8,8/10


OK,OK, on est très en retard sur ce coup-là. Mais, on s'en fout, les bons coups, même en décalage, ça reste à prendre.

Et, dans mes oreilles ce "93 Million Miles", c'est du fun demi sec et du remue-fesses brut! Annoncé dans la lignée de l'électro dance british "BASS", il s'y tient allégrement, tout en puisant fièrement dans deux autres viviers tout aussi riches. D'une part, les afro-beats : très, très larges, ils vont de l'African Beat de Fela Kuti jusqu'à l'électro sud-africain sur speedé de Shangaan Electro ou les mixtures nouvelles issues des anciennes colonies africaines (dont Buraka Som Sistema est digne leader).

Ajoutez-y les sons de Detroit et le panel se complète pour une fusion de substances pleine de promesses. L'équilibre a rarement été aussi bien approché entre le rythme pour le rythme et le gimmick pour le gimmick. Ici, tout est un et indivisible : c'est trop rarement le cas...

Promesses tenues, donc. Objectivement, voilà dix morceaux qui nous tiennent en haleine sur plus de cinquante minutes. Le néo-zélandais Bill Pritchard et le Britannique Steve Pasec se partagent donc la couverture,  en la tirant chacun à eux, mais sans que cela se fasse au détriment des orteils de l'un ou l'autre. Beats et mélodies ont leurs comptes bien réglés sans perdre en spontanéité. Pas si simple!

Présentation de l'album sur Warp, Leur site avec de l'écoute.
Beyond the Noize, 
BBC, The Quietus, 
Dusted Review 


Jonathan Coulton - Artificial Heart - 8,5/10


Voici un genre de musique indie US qui passe assez mal l"Atlantique. Je lui fourguerais volontiers l'étiquette réductrice de "power pop adulte",  à savoir que l'énergie est là, mais s'est gommée au profit d'un auditoire plus âgé et assagi. Cela reste donc énergique, mais pas trop. C'est tout autant bien propre sur lui, peut être un peu trop ripoliné. Mais "tip top" aussi, impeccable rodé, sans un fil qui dépasse. L'air et le feu!

Pour comparer et autant que ce soit possible, on citerait des gens comme Ben Folds, Ben Kweller, voire AC Newman et même They May Be Giants. Si vous avez des amis US intellectuels démocrates qui ont dépassé la trentaine, il y a des chances qu'ils aient écouté et apprécié ce Jonathan Coulton (notablement trop long avec ses 18 chansons). Donc, c'est recommandable...

All Music, MySpace

Pas inutile de souligner que Coulton, au même titre que ses amis de They Might Be Giants, occupent une place particulière dans le rapport entre musique et internet aux Etats-Unis, figurant parmi les premiers à avoir diffusé par se biais et à utiliser la licence Creative Commons. Et, aux Etats-Unis, être ainsi marginal et intellectuel n'empêche pas de le souligner : en y gagnant beaucoup d'argent...
(En même temps, ce qui est fou, c'est que je ne trouve rien à vous faire écouter!)

vendredi, janvier 27, 2012

School Is Cool - Entropology - 8,5/10


Après Sunday Bell Ringers pour Bruxelles et Dan San pour la Wallonie, School Is Cool complète le tiercé de l'indie belge dans le respect du paysage institutionnel local, ce quatuor nous venant d'Anvers (Antwerpen). Et lui aussi, pour une premier album met la barre très haut, tant par le caractère déjà abouti et mature de sa production. Il n'y a pourtant qu'un an qu'ils remportaient le principal concours réservé aux groupes belges débutants, le Rock Rally, ce qui lui a permis d'accumuler les prestations live en Belgique et aux Pays-Bas.


Dès l'abord et le premier morceau (et premier single), The World is Gonna End Tonight (vidéo ci-dessous), School Is Out donne le ton: sa musique est ample, construite, orchestrée (le violon dans ce morceau; sur le suivant, ce sera des clochettes; puis, encore, des percussions sèches et des clochettes pour le très fort In Want Of Something)  et identifiée et singularisée par la voix très ample du chanteur. L'évocation d'Arcade Fire est inévitable, tant cette pop baroque étreint. Non que School Is Cool lui ressemble complètement, mais le lyrisme est identique et l'approche romantique partagée.

Vous voilà tous astreints à un déplacement supplémentaire en plat pays!

Leur site.







jeudi, janvier 26, 2012

Hanni El Khatib - Will the Guns Come Out - 8/10


On ne quittera pas les évocations de l'année 2011 sans parler du californien Hanni El Khatib et du loukhoum qu'il nous a proposé à l'automne. Bien entendu -et à juste titre- le concernant, on évoque Jon Spencer et les White Stripes (notamment pour la configuration guitare-batterie).

Pourtant, en même temps, le citoyen américain, issu d'une union philippino-palestinienne, est en même temps fort différent de ces géants. Il ne propose nullement la mécanique bien huilée et efficace des ses contemporains. De ce point de vue, il a quelque chose d'autre (et pas... de plus) : une naïveté apparente et une nonchalance impressionnante.

Le délice est là, dans ces morceaux moins rock, gratouillés à la guitare mais bigrement efficaces. On en penserait presque à Jonathan Richman à l'époque où il faisait figure d'icône punk alors qu'il livrait pourtant des chansons fort naives...

Site de l'artisteLa Musique à Papa, Goûte Mes Disques





mercredi, janvier 25, 2012

Driving Dead Girl - Don't Give a Damn About Bad Reputation - 8/10


On ne pouvait pas quitter l'année 2011 sans au moins une référence à cet album belge. En fait, il s'agit du deuxième opus réalisé par le combo bruxellois, auquel Bad Reputation -label français- a adjoint les sept morceaux de leur premier EP pour une distribution hexagonale. 18 titres et 52 minutes qui, pourtant, ne lassent aucunement. Les Belges font effectivement preuve d'une belle maîtrise dans le rayon rock-punk inspiré par les classiques des années 60 et 70. Du bon gros rock qui tache et dont on a idée de la filiation en citant quelques-uns des groupes dont Driving Dead Girl a fait la première partie ces dernières années : The Rakes, Radio 4, Tokyo Sex Destruction, The Black Angels, Black Rebel Motorcycle, Lords of Altamont...

Toute guitare dehors, basse ronflante et tapissante et voix rocailleuse et classique, on évolue entre Elvis Iggy et ses Stooges et Jon Spencer Blues Band via des compositions résolument sexy. Ceci dit, ce n'est pas de la musique de fillette, non, plutôt réservée aux tatoués, couillus et motards. C'était mon quart d'heure sexiste. Pour rire : Babies, you're welcome!!!

Chaudement recommandé pour des soirées endiablées...





mardi, janvier 24, 2012

Bandcamp (10) - Tom Rosenthal - Keep A Private Room Behind The Shop - 8,3/10


Je ne me lasse pas d'écouter cet album découvert au hasard des "Best of" de fin d'année (en l'occurrence en 31ème place de l'ami Ears of Panda). Ce jeune singer-songwriter londonien jette un regard gentiment halluciné sur le monde et nous le restitue en petites histoires musicales.

Les vignettes (à peine plus d'une demi heure pour onze chansons) sont souvent incroyablement simples : la voix, deux ou trois instruments (différents, ce qui assure la diversité), quelques sifflotements et de la bonne humeur ou de l'émotion. Sur le fond, on pense à tous ces jeunes ébahis qui un jour nous ont pris au piège, en commençant par Jonathan Richman (dans un style fondamentalement différent). Sur la forme, la voix, la naiveté apparente et la poésie sous-jacante me renvoient régulièrement vers Baby Bird.

Et le chroniqueur que je suis se réjouit par ailleurs que Tom Rosenthal s'attache, avec les mêmes qualités, à me simplifier le boulot en traduisant ses historiettes en vidéos. Quelques clics ci-dessous valent bien des discours et dites-nous (à Panda et moi!) : ce garçon mérite bien plus que l'anonymat, non?

Je vous le sors maintenant pour y goûter avant de prendre le métro. Ca donne la banane!

 (Patientez, c'est un petit bijou!!!)
















(C'est cinq Livres sur Bancamp)

mardi, janvier 17, 2012

June Tabor - Ashore - 8,1/10


Déjà évoquée ici à propos de son album avec Oysterband,  la chanteuse britannique avait d'abord publié en 2011 un album solo consacré à la mer. Une femme pour des chansons de marins, la plupart dépouillées et sobrement orchestrées dans une voie folk (avec les couches de violon juste ce qu'il faut pour créer la nostalgie). C'est beau et on ne saurait assez souligner la superbe voix de June Tabor et l'émotion qu'elle véhicule. A noter la reprise de deux chansons du folklore français, mais aussi le très beau Shipbuilding écrit par Elvis Costello et popularisé surtout par Robert Wyatt. BBC, The Guardian, Topic Records.

Photo Judith Burrows

samedi, janvier 14, 2012

Standard Fare - Out Of Sight, Out Of Town - 8,3/10


Et bien, nous revoilà, 16 mois plus tard (sortie confidentielle de The Noyelle Beat, leur premier album) à remettre l'ouvrage sur le métier. Ce trio de Sheffield a peu pour faire parler de lui, construisant ses petites chansons de trois minutes dans un schéma indie pop éculé basse-guitare-batterie-chant (quoique, cette fois, il y ait un poil de trompette et un fifrelin de violon). The Wedding Present, Housemartins et tutti quanti, le territoire est délimité entre jangle et C86.

Pourtant, et je ne suis pas le seul à le concéder (BBC, OMH, Line of Best Fit), ce trio a un art consommé de la bonne composition catchy. De plus, légèrement en porte-à-faux, la voix peu assurée de la chanteuse attire irrésistiblement comme celles de sirènes : sans qu'on se l'explique. Jusqu'à ce que l'auditeur, lentement mais sûrement, s'englue dans le pot de pop confiture popinette et faussement joyeuse de ces jeunes british de moins de 25 ans qui s'ennuient.

Recommandé...

Leur site



vendredi, janvier 06, 2012

June Tabor & Oysterband - Ragged Kingdom - 8,4/10


Le bonheur des 'Best Of' -excusez du peu d'originalité de la pensée- est la découverte. Celle-ci me semble d'autant plus précieuse qu'elle émane d'un 'Best Of' du public, en l'occurrence celui du site de vente indie Emusic. Pas vraiment le genre de liste qui ont généralement le plus d'originalité. Mais, ici, c'est différent, le public étant pointu. Et notamment Britannique...

En l'occurrence, la découverte est tout de même amère. Car il s'agit d'une oeuvre majeure, reconnue comme telle par la presse spécialisée britannique, mais aussi par The Guardian (qui lui file cinq étoiles sur cinq) et la BBC. Et on ne le savait pas! Mieux, elle est aussi majeure parce qu'elle est résulte de la collaboration d'énormes pointures du folk anglais. Et on n'en avait point ouï dire! En 1991, June Tabor, immense chanteuse!, et l'Oysterband avaient sorti un album éponyme que The Guardian appelle un English Folk Rock Classic. Ils remettent le couvert 20 ans plus tard, montage de chansons traditionnelles (obscures) et de classiques du rock (dont le Love Will Tear Us Apart de Joy Division). C'est remarquable, si brit, si médieval par moments, si scottish à d'autres, tout en étant agrémenté d'interventions contemporaines.

Versons une larme tout de même sur l'époque où deux ou trois albums de ce type faisaient nécessairement partie d'un Best Of annuel normal où on retrouvait parfois également un Ecossais (Planxty), un Irlandais, voire un Français (Malicorne, Stivell) ou un belge (Rum, Julos Beaucarne). Je vous le demande : où sont passés nos folks à nous? Aujourd'hui, Folk est nécessairement devenu synonyme de cow-boy américain et d'Alela Diane...
Fichtre!

Site du Oysterband.

Ah, oui, tiens, deuxième plaisir des 'Best Of', l'effet ficelle à savoir qu'on tire sur le fil qui dépasse et le reste vient. J'apprends ainsi que June Tabor a sorti un album en début d'année (passée). Et ça m'a tout l'air d'une pépite. A suivre...




lundi, janvier 02, 2012

Septic Mind - The True Call - 8,1/10


Les catégories 'extrême', OMNI (Object Musical Non Identifié) et 'différent' figurent dans les grandes gagnantes  des stupides 'best of' qu'on nous sert chaque année. Logique qu'en fin d'année, on continue à chercher et parfois trouver le Graal hélé durant tout l'exercice. Cet album russe de Funeral Doom frappe fort en la matière.

Trois morceaux extrêmement longs, formidablement lourds et fondamentalement différents. Il est assez inouï d'y suivre batterie, basse et voix qui se déploient dans une lenteur fondue et confondue. Un peu comme du glitch dont les étoiles s'écraseraient en dehors de tout concept spectaculaire dans la lourdeur des steppes. Aimerez? Aimerez pas? Qu'importe! Il faut -on doit!- d'abord écouter...



Mon informateur de service :  The Beauty of Sadness.

samedi, décembre 31, 2011

Roll The Dice - In Dust - 8,2/10


In Dust fait partie de ces albums qu'il faut absolument conserver de côté , tout simplement parce que tous les sept jours, c'est à nouveau dimanche. Et que les dimanches sont parfois pluvieux et qu'il nous faut les occuper. Ce duo suédois ne manque pas d'arguments pour y pourvoir.

Son armada électronique, néanmoins maniée avec doigté et élégance, ne manque pas d'arguments, puisés dans les différents courants de l'histoire électro, conjuguant vagues cosmiques analogiques et scintillements et glitches électroniques. L'ultime touche d'élégance des mélodies est ici apportée par le piano.  Superbe. Et ne redoute pas les répétitions et écoutes multiples...

Drowned In Sound (7/10), BBC

mercredi, décembre 28, 2011

Romano Nervoso - Italian Stallions - 8/10


J'ai mis du temps à chroniquer cet album. Je me rattrape parce que je viens simplement de me dire que ce n'est pas parce que ce combo est un voisin (La Louvière, Hainaut) qu'il n'a pas droit à un traitement au moins égal à celui réservé hier aux Irlandais de The Minutes.

Il y a dix ans de cela, des groupes comme ceux-ci, il en explosait un par semaine, le spectre allant des Black Keys aux Datsuns, en passant par les Von Bondies, les Dirtbombs, les Jets, les D4 ou encore les 22-20s. A l'époque, nos 'ritals' se seraient probablement simplement inscrits dans la bonne moyenne, dans la sous-catégorie 'rock-pop-crash'. Et ils méritent même mieux pour leur humour potache et leur grande capacité à nous enfiler les morceaux catchy. Et, comme pour ne rien gâter, ils continuent à progresser dans leurs prestations live...

samedi, décembre 24, 2011

The Computers - This Is The Computers - 8/10


The Computers, qu'ils s'appellent. Ils sont annoncés dans une de mes petites salles de concert préférées (le Witloof du Botanique).

Connais pas ces Brits. Faut écouter. Ils ont sorti un album en juin. Bing Bang! 11 morceaux, 24 minutes. Une voix hurlée à la hardcore et pour le reste un rock plus pur jus que ça tu meurs. Comme les Hives, ils se sapent à l'ancienne sur scène. Mais ils me semblent avoir un côté encore plus sauvage. Et leur clips, je vous dis pas. Reste plus qu'à aller les voir. 11 janvier, c'est noté...



mardi, décembre 20, 2011

Anna Aaron - Dogs in Spirit - 8,2/10


Première tentation (sous forme de récidive en ce qui me concerne) quand me tombe entre les oreilles un tel album de femme : me moquer des autres, celles qui dominent actuellement la scène, ces chanteuses mutines, au filet de voix métallique, au train-train romantique au mieux, à la symbolique niaise au pis et qui ne sont, me semble-t-il, que résultantes de goûts et fantasmes masculins dominants, jusqu'à ces tatouages faisant office de transgression obligée...

Moquerie inutile. Dans le fond, et on l'a déjà lu ici, je les aime bien aussi ces petites. Mais, diable, j'aimerais que l'équilibre soit rétabli. Et que des chanteuses comme cette Suisse récupèrent l'espace qu'elles méritent.  Que la féminité soit affirmée dans ses autres déclinaisons. Anna le mérite. Voix dure et forte mais qui n'exclut pas la mélodie, contexte et ambiance crus pour des envolées plus viriles, ouverture au cri et à la révolte car femme n'est pas synonyme de soumission.

Cet album d'Anna Aaron, déjà sorti en Suisse, sera diffusé d'ici peu en France et Belgique. Faisant à l'occasion penser à Chrysie Hynde et PJ Harvey (et, ce qui peut paraître un peu contradictoire, Siouxie, aussi), nombre de ses chansons, très catchy, pourront trouver accès à toutes les oreilles. Dogs in Spirit mérite les éloges pour ses arrangements, plus particulièrement pour les montages de voix (en canons et superpositions). Vraiment superbe, y compris dans ses morceaux les plus rythmés, voire rock (King of The Dogs)!

Attention, cet abum nécessite plus d'une écoute!

Merci à With Music In My Mind pour la découverte. (Les Suisses : Lords of The Rock et Bon pour les Oreilles



lundi, décembre 19, 2011

Zoft - Electrically Haunted - 8,2/10


Très bon cet album d'un duo de Bruxellois qui ont belle ardeur à construire une avalanche sonore disproportionnée à leurs effectifs. Pour les références, on renverra, sans craindre la comparaison vers les Italiens fous de Zu et les joyeux lurons qui sont à la base d'un courant aussi mathématique que bruitiste, disciples de Mike Patton et du roi Cambrinus. Bref, un fatras organisé de jazz-noise-punk-math mais aussi de métal sous ses faces les plus luisantes.

Trop bête de laisser de côté un tel album qui résulte d'un long travail, notamment de tournées live, moments priviligiés pour leur musique en mouvement...

  Zoft by VirginieQuoidbach Booking

Chroniques de blogs belges : Music in Belgium, Shoot Me Again, Heavy Mental