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mardi, octobre 19, 2010

The Fresh & Onlys - Play It Strange - 8,1/10

Groupe qui compte...

On a déjà dit ici tout le bien qu'on pense de ce groupe californien et de son leader Tim Cohen, qui, ensemble, sont victimes du syndrome de la surproduction musicale. Et cela ne nous occasionne aucune indigestion, aucune lassitude, aucune fatigue, tant chaque composition s'écoute avec plaisir et facilité. Pour qu'un public plus large en profite, on occulterait même volontiers l'étiquette 'garage' qui rebute parfois. Ce rock-pop psychédélique est simple mais n'écorche jamais les oreilles.
Certes, dans la façon de revisiter le pop psych, les gaillards de San Francisco ne sont pas que purement revivalistes. La dominante vintage est tempérée par cet accent indéniable : entre les modèles et l'interprétation actuelle, il y a eu Pavement, Guided By Voices, Apples in Stereo ou Superchunk, influences que les Fresh & Onlys ont également assimilées.  D'où peut-être un bémol : comme certains l'ont commenté sur Le Golb , on pourrait espérer un petit quelque chose de plus personnel, de moins "exercice de style". Mais ce n'est qu'un bémol, repris également par Dusted Reviews ou The Onion.

Vrai aussi que les albums solos de Tim Cohen servent aussi à cela!


mardi, octobre 06, 2009

The Mantles - The Mantles - 7,7/10 /// The Fresh & Onlys - The Fresh & Onlys - 8,2/10

Frisco cambouis
Quand on vous disait que le garage US se porte bien, il se porte bien.

On ne parle bien entendu pas des pitoyables Vivian Girls mais des vrais garagistes comme ces deux groupes de San Francisco.

Autrement dit pas des gamins (même s'il ne faut pas s'y tromper, ils sont jeunes) qui dissimulent leur absence technique et mélodique derrière une post-production veillant à faire croire qu'il n'y pas eu de production du tout (si vous me suivez). Non, on est plutôt ici dans la catégorie des Thee Oh Sees ou Wooden Shijps (deux groupes avec lesquels ils tournent actuellement).

Bref, ceux-ci, ce sont des vrais de vrais. Perso, ma préférence va à The Fresh and Onlys qui nous sortent un très costaud album éponyme (même s'il semble que ce ne soit pas le premier; c'est aussi une nouvelle tendance US, ces groupes pondent des albums sans fin puisqu'outre celui-ci, il semblerait qu'un autre va arriver sur la label In The Red.

On est en plein revival.

Comme dit Dusted Reviews : The Fresh & Onlys shambles barefoot through Summer of Love-style guitar and tambourine jams, strewing lyrical oddities and flower garlands along the path that leads, if not to where Syd Barrett lives, at least to Dan Treacy’s neighborhood. . Tambourins omnipresents, voix masculine dont le reverb fait parfois penser aux Doors, choeur féminin criard et noyé, lourde rythmiques psyché, guitares incandescentes jangle et fuzzy (très à la Cramps, par moments) et pas de refus des lalalala à la mode Who du début. Du très grand style. Avec les titres phares que sont le funambulesque Nuclear Disaster, le martelé I Saw him ou le popy garage Endless Love et les morceaux de bravoure de la fin d'album (c'est rare de devoir avertir : ne ratez surtout pas la fin de l'album).
MySpace
Leur site
Interview dans Soundbites.
Emusic : Equal parts tambourine-slinging hippie folk and lo-fi garage rock, the Fresh & Onlys pack fourteen terrifically jangley, fuzzed-out tracks into their exuberant debut.



Les Mantles, produits par Greg Ashley, sont eux beaucoup plus monolithiques (à mes oreilles).

Mais leur apparentement aux figures historiques que sont les Replacements et Beat Happening (comme pour les Fresh & Onlys), voire Dream Syndicate, les rend particulièrement sympathiques. Une des essences mêmes du rock américain. Comme dit Siltbreeze : The Mantles have been dead-on in distilling a contemporary pop / psych concoction that mixes equal parts early Chills with early Dream Syndicate--and really, who among us wouldn't want a bottle of that with which to quietly tipple the day away? The LP taps said hybrid, and if anything, burrows deeper into the core of rock, extracting essential magma that fuses early SF Ballroom psychedelia, Byrds-ian jangle-pop, and the Velvet Underground's extraordinary ability for serpentine leads and bridges.

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Dusted Review
San Francisco Bay Guardian
17 DOts, intéressant article sur le revival San Francisco.