Affichage des articles dont le libellé est James Blackshaw. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est James Blackshaw. Afficher tous les articles

jeudi, septembre 23, 2010

James Blackshaw - All Is Falling - 8,2/10


Il pique moins

James Blackshaw poursuit la route déjà tracée par son excellent album de l'année passée : The Glass Bead Game. A savoir que cet as de la technique guitaristique et du picking douze cordes a décidé une fois pour toutes de s'éloigner des exercices virtuoses pour nourrir sa musique. Et probablement qu'en jouant intégralement son premier morceau au piano, il désamorce les inévitables commentaires sur son forfait l'année qui suit la mort du maitre Jack Rose (si vous maitrisez bien l'anglais, ne ratez pas la chronique très complète et documentée de Drowned In Sound).

Personnellement, pas de regret. Ce virage est remarquable, la musique de Blackshaw étant parmi les plus sensibles rencontrées ces dernières années. La tension apportée par les cordes (violon, violoncelle), la relaxation pianistique et le lunatisme de la guitare construisent un ensemble de haut vol. L'article du Khyroscope (blog québecois chaudement recommandé pour l'originalité du rappeur qui le tient) décrit cela fort bien...

Vivement conseillé l'écoute de ce Part 6 (oui, il y a 8 'parts' dans cet album et la vision de ce clip non officiel. Etonnant comme Blackshaw y crèe une tension proche de celle de Magma en son temps. Rien qu'en énonçant des chiffres (seules 'paroles' de tout l'album). Leçons retenues des assidues collaborations avec Current 93?

lundi, août 03, 2009

James Blackshaw - The Glass Bead Game - 7,7/10

Crépusculaire

Inévitable. Un album de l'anglais Blackshaw qui sort et toutes les référence du picking refont surface : Jack Rose, Peter Lang, Steffen Basho-Junghans John Fahey, Bert Jansch, Leo Kottke. Normal le guitariste 12 cordes a un passé clairement ainsi marqué au fer rouge. Cet album faisant référence par son titre à l'écrivain allemand Hermann Hesse montre surtout la capacité d'évolution de l'artiste, sa volonté d'inviter dans son univers un piano dont il joue excellemment et sa propension à travailler le son, l'éloignant ainsi d'un picking foncier dont on admire la virtuosité mais qui génère trop souvent l'ennui. Pour mieux comprendre ce positionnement, il est intéressant de s'en référer à une interview accordée au canadien Cyberpresse.

Ici, cinq morceaux pour près de cinquante minutes nécessaires à déployer une atmosphère. Pinkushion résume assez bien la chose : "James Blakchaw nous donnant le sentiment, lors de purs moments de grâce, d’être ni plus ni moins au cœur d’une musique palpitante, étendue à perte de vue. S’il n’est pas exempt de faiblesses (les deux titres où la douze-cordes joue un rôle central manquent presque d’envergure comparés aux autres, le jeu au piano gagnerait à dissiper certains clichés romantiques), The Glass Bead Game se donne comme une belle promesse pour l’avenir et montre que James Blackshaw voit un petit plus loin que le seul bout de sa guitare, aussi grande soit-elle."

Myspace (seul le morceau Fix provient de cet album).
Metacritic et des liens pour sept chroniques anglophones pour une moyenne de 82/100.
Le Khyroscope
Emusic et des liens vers You Tube.