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lundi, octobre 15, 2012

King Creosote - I Learned from the Gaels EP - To Deal With Things EP - 8/10

On avait quitté King Creosote en l'année 2012, avec l'album co-réalisé avec Jon Hopkins, Diamond Mine, chef-d'oeuvre salué ici par un 10/10, note qu'il reste d'ailleurs le seul à avoir obtenu. Au risque de paraître élitiste, on peut ajouter que, dans les milieux bien informés, l'unanimité s'était faite autour de cet opus.

Mais, diable, alors, pourquoi ce manque de vigilance tout aussitôt? Quand quelqu'un sort un tel bijou, on attend fatalement son prochain effort en retenant son souffle. Et bien non, pas pour King Cresosote. D'une part, nous en sommes nous mêmes responsables, par crasse fainéantise. D'autre part et en même temps, le King écossais du canton de Fife ne nous aide guère en reprenant ce qu'il faut bien appeler son rythme singulier de troubadour sur un label (Fence Records, pour le citer) qui s'attache quasiment à la confidentialité.

King Creosote a donc discrètement remis l'ouvrage sur le métier. Au programme de cette année 2012, il s'attache à la publication d'une trilogie de EP, dont les deux premiers sont déjà sortis : I Learned from the Gaels et To Deal With Things. Oeuvres mineures après le Diamond Mine? Certes, on n'empile pas de tels chefs d'oeuvre au rythme de plusieurs à l'année. On est donc ici un niveau en-dessous et dans un autre registre, celui où Creosote virevolte entre folk écossais et pop songs à la Elliott Smith, montrant qu'il ne redoute d'ailleurs pas les guitares plus tranchantes.

On lui en voudrait néanmoins qu'il ne nous laisse pas en pature un morceau d'anthologie. C'est le cas avec les douze minutes de Ankle Shackles. A déguster à répétition et sans modération!




samedi, mars 26, 2011

King Creosote and Jon Hopkins – Diamond Mine : Lien vers un streaming complet et exclusif sur le site du Guardian


Nous avons dit l'immense bien de l'album collaboratif entre King Creosote et Jon Hopkins, Diamond Mine. A ce niveau-là, ce n'est d'ailleurs plus de 'bien' dont il faut parler mais de fascination absolue avec un disque qui entrera très facilement dans le TP 10 des années 2010.

Cet album sort officiellement le lundi 28 mars.

Il est depuis aujourd'hui en streaming complet et exclusif sur le site du Guardian. Pas de partage donc. EN tout cas, si c'est faisable, je n'ai pas trouvé comment. De toute façon, un petit tour sur le site du Guardian, ce n'est jamais perdu! C'est ici.

mercredi, mars 23, 2011

King Creosote & John Hopkins - Diamond Mine - 10/10


King Creosote dispose d'une voix. D'une pureté absolue et vibrante, elle ouvre l'espace et, souvent, s'enroule, s'accouple et se nourrit d'autres voix en contepoint. Sa musique hameçonne les âmes, appâtées par les langueurs des harmoniums et accordéons. King Creosote excelle ensuite à les habiller de rubis de glitches électroniques, de colliers de synthétiseurs glissants, de saphyr de flûtes écossaises (il l'est!), de perles enfilées  sur un fil de  pianos,   de rivières de guitare, de violon ou de banjo effleurés et pincés. Parfois, l'harmonica laisse glisser des sanglots longs...

La musique de King Creosote est céleste. Ce n'est déjà pas rien ce talent reconnu ! Il s'était noyé malheureusement dans un dernier album plus populaire et produit, Flick The V.S, tellement mauvais que, figurant dans les premiers albums chroniqués sur Little Reviews, il ne reçut qu'un 8,8/10. 

Ici, le King écossais, expert de la collaboration musicale est rejoint par un autre orfèvre du style, le londonien John Hopkins. Le résultat est lumineux. De ces musiques qui mettent le doigt sur le nostalgie et tirent les larmes aux pierres...

Le premier et seul 10/10 de Little Reviews!

King Creosote : My Space, Site
33 Tours et puis s'en vont.
Le label Domino Records auquel on demande d'accélérer les productions d'Anna Calvi, si elles sont toutes suivies de tels chefs-d'oeuvre...

Liens supplémentaires : Momo's Blog

Cette vidéo n'est pas un titre de cet album :

mardi, mai 26, 2009

King Creosote - Flick the VS - 8,8/10

Roi d'un tout petit pays

King Creosote est une injustice ambulante. C'est probablement un des chanteurs compositeurs les plus exceptionnels des dernières années. Il a pourtant une audience grande comme un mouchoir de poche ou un confetti. Un peu par sa faute, puisqu'il a décidé de sortir des albums à la queue-leu-leu sur son label Fence, de diffuser parfois un peu plus loin avec Domino.

Ses chansons, leur orchestration electro-folk, sa voie chevrotante unique, sa capacité à mêler le sucré et le salé, son bonheur à célébrer l'heureux et le triste, la beauté de ses silences, tout est réuni pour en faire une icone. Il l'est!

Cet album-ci gagne en maturité ce qu'il perd en fragilité. Le premier morceau de 7 minutes 30 est une entrée en matière qui consacre ce talent. Reste alors à se laisser emporter...

Et, si vous êtes subjugué, il faut écouter Rocket D.I.Y. Un album de 2005 qui garde une aura particulière. "Circle my Demise", une voix qui chevrotte, un harmonium, une touche de banjo à la fin et c’est beau à pleurer.

Une musique de confettis
PHoto Mmarsupilami : Arbor et sens