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samedi, janvier 14, 2012
Standard Fare - Out Of Sight, Out Of Town - 8,3/10
Et bien, nous revoilà, 16 mois plus tard (sortie confidentielle de The Noyelle Beat, leur premier album) à remettre l'ouvrage sur le métier. Ce trio de Sheffield a peu pour faire parler de lui, construisant ses petites chansons de trois minutes dans un schéma indie pop éculé basse-guitare-batterie-chant (quoique, cette fois, il y ait un poil de trompette et un fifrelin de violon). The Wedding Present, Housemartins et tutti quanti, le territoire est délimité entre jangle et C86.
Pourtant, et je ne suis pas le seul à le concéder (BBC, OMH, Line of Best Fit), ce trio a un art consommé de la bonne composition catchy. De plus, légèrement en porte-à-faux, la voix peu assurée de la chanteuse attire irrésistiblement comme celles de sirènes : sans qu'on se l'explique. Jusqu'à ce que l'auditeur, lentement mais sûrement, s'englue dans le pot de pop confiture popinette et faussement joyeuse de ces jeunes british de moins de 25 ans qui s'ennuient.
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lundi, avril 05, 2010
Standard Fare - The Noyelle Beat - 8,7/10
Bon que ce soit dit, tant que je communiquerai avec vous, ce sera ainsi : régulièrement, je continuerai à m'enthousiasmer pour des petits disques frétillants, légers et jeunes. Ici, c'est un trio de Sheffield, tout ce qu'il y a de plus traditionnel dans sa composition : deux gars, une fille, une guitare, une basse, une batterie. Voix masculine ou féminine selon les morceaux. Jeu de basse rebondissant et gonflé de la donzelle dont la voix puissante mais pas totalement assurée nous dit par ailleurs qu'à 22 ans, elle ne sait pas encore trop que faire de sa vie!
Mais de la musique, pardi! Comme celle-là, simple mais construite (fameux sens de l'harmonie et des contrepoints), à moitié produite mais ronde et bien en place, incroyablement jeune et sympathique. C'est un peu l'énergie de la vague qui suivit immédiatement le punk. Très brit. Ca jangle, ça fuzze, ça popise. Ce sera bon à snober pour certains. En plus clair, on pense aux Buzzcocks. Sauf que les Buzz n'avaient pas dans leurs rangs Emma Kuppa, par ailleurs fille de, devinez qui, la chanteuse du groupe punk Poison Girls, eh, eh!
Je vois que La Blogothèque a bien pris aussi...
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