OMNI = Objet Musical Non Identifié. A traduire en gros par "Mérite l'écoute tant ca diffère". On aimera ou on haïra (moi-même, je ne sais pas).
Déjà, cette première cover interpelle. Dans quel monde Hype Williams nous invite-t-il? Un monde où, comme des remugles de chanvre des sons s'échappent d'une bouche pulpeuse mais floue? Une nappe aquatique où un corps s'enfonce et se noient les rythmes? Un visage plastifié mais sans torture?
La musique, elle, est claire comme un mirage. Dubée, lohifiée et bedroomée, elle peut vraisemblablement se raccrocher au courant hypnagonique honni (peut-être une proximité avec Forest Swords?). Tous les sons s'étouffent mais retiennent captifs, comme dans un récital de hiphop complètement tordu, malsain et répétitif.
Avec le second opus, le comble de la neurasthénie point à l'ordre du jour. Une pochette radicalement nue. Le meilleur titre qui puisse se trouver : "Untitled", tant pour l'album que chacun de ses morceaux. L'ambiance est amortie, feutrée, maladive et captivante. Pour les curieux...
Label, Autre label (De Stijl) plus complet, My Space
Crocnique et Stereogum parmi les rares (pour ne pas dire seuls à en parler). Toute autre référence est bienvenue!
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lundi, février 21, 2011
jeudi, janvier 27, 2011
Afrirampo - We Are Uchu No Ko / World's End Girlfriend - Seven Idiots - OMNI
Marrant que deux des belles surprises provenant des BEST 2010 des confrères soient japonaises et méritent le titre oh combien envié et valorisé d'OMNI (Objet Musical Non Identifié, ce qui en gros veut dire "doit être absolument écouté tant c'est différent"; et peu importe que j'aime ou n'aime pas; OMNI, c'est bien mieux que 9/10).
Donc Afrirampo, le couple de donzelles aujourd'hui splitté m'est venu de chez Arbobo à qui je laisserai d'ailleurs le plaisir de l'explication par lien interposé (à lire aussi : C'est Entendu). Qu'on sache que ces filles d'Osaka font tout simplement dans la musique extrême mais, finalement, selon un schéma rock garage noisy qui reste malgré tout conventionnel (tout est relatif avec les Japonais) mais dans une diversité explosante (court-long, furie ou ballade, guitare en folie ou pas). Les vidéos sont aussi chez Arbobo.
L'autre, découvert chez Les Chroniques Automatiques (d'ailleurs spécialiste des musiques japonaises), est une boucherie d'originalité délirante couvrant tout le spectre de l'électro au jazz en passant par la musique pour cartoons de Tex Avery. Plus extrême que ça, c'est impossible. On croirait un croisement improbable entre Cornelius époque Fantasma et les Mad Capsule Markets. Complètement cinématique jusqu'à inclure des digressions quasiment free-jazz d'un saxo déjanté. Ce n'est pas à décrire (adikt-blog) mais à écouter...
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