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vendredi, décembre 23, 2011

Birds of Passage - Winter Lady - 10/10


Qu'il est bon de terminer l'année par un chef d'oeuvre! Il aura fallu attendre le 17 décembre et la volonté d'Alicia Merz de sortir son second album à cette date pour connaître une émotion qui ne fut égalée en 2011 que par le duo constitué de King Creosote et John Hopkins (Diamond Mine). La jeune neo-zélandaise qui se cache sous le nom de Birds of Passage était attendue au tournant par ceux -guère nombreux, malheureusement- qui avaient déjà célébré son premier opus sorti en 2010, Without the World.

Son retour est fracassant. Alicia Merz a continué à creuser le sillon de son minimalisme. Sa voix susurrée, hantée et torturée habite toujours les drônes, fields sounds et autres langueurs et saturations instrumentales. Dans la radicalité, débarrassé des scories 'poétiques' du précédent, l'album se construit ainsi progressivement sur l'électronique féconde. Sans la moindre concession jusqu'au dernier morceau Waltz While We Sleep où apparait le son du piano ainsi que la voix de l'artiste en pose moins rugueuse.  On ne s'étonnera guère de savoir que, par exemple, Peter Broderick figure dans les fans, alors qu'Alicia Merz cite quant à elle dans ses références Sigur Ros, Grouper et Zola Jesus (pour nous, y a pas photo!)...

Attention, en même temps que cet album est publié également un EP  Highwaymen in Midnight Masks. Il faut également absolument l'acquérir, un seul morceau faisant doublon avec l'album (l'excellent Highwaymen in Midnight Masks à écouter ci-dessous; rare morceau qui puisse revendiquer à être dans les meilleurs malgré sa longueur) . Pour le reste, Forbidden Love et I Have My Heart sont des pièces purement envoutantes...

Exceptionnellement, une citation provenant de la présentation de l'album par le label Denovali, tant elle est d'à propos : With allusions to dark-pop and classic broken-folk, the reverb drenched instrumentation, metaphorical fairytale lyrics, and anti-climactic compositions remind us that Alicia Merz is a singer songwriter for people who don't like singer songwriters.


MySpace








Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, le très bon premier album de Birds In Passage, Without the World est désormais en download 'name your price' sur leur page Bandcamp.

mercredi, mars 23, 2011

King Creosote & John Hopkins - Diamond Mine - 10/10


King Creosote dispose d'une voix. D'une pureté absolue et vibrante, elle ouvre l'espace et, souvent, s'enroule, s'accouple et se nourrit d'autres voix en contepoint. Sa musique hameçonne les âmes, appâtées par les langueurs des harmoniums et accordéons. King Creosote excelle ensuite à les habiller de rubis de glitches électroniques, de colliers de synthétiseurs glissants, de saphyr de flûtes écossaises (il l'est!), de perles enfilées  sur un fil de  pianos,   de rivières de guitare, de violon ou de banjo effleurés et pincés. Parfois, l'harmonica laisse glisser des sanglots longs...

La musique de King Creosote est céleste. Ce n'est déjà pas rien ce talent reconnu ! Il s'était noyé malheureusement dans un dernier album plus populaire et produit, Flick The V.S, tellement mauvais que, figurant dans les premiers albums chroniqués sur Little Reviews, il ne reçut qu'un 8,8/10. 

Ici, le King écossais, expert de la collaboration musicale est rejoint par un autre orfèvre du style, le londonien John Hopkins. Le résultat est lumineux. De ces musiques qui mettent le doigt sur le nostalgie et tirent les larmes aux pierres...

Le premier et seul 10/10 de Little Reviews!

King Creosote : My Space, Site
33 Tours et puis s'en vont.
Le label Domino Records auquel on demande d'accélérer les productions d'Anna Calvi, si elles sont toutes suivies de tels chefs-d'oeuvre...

Liens supplémentaires : Momo's Blog

Cette vidéo n'est pas un titre de cet album :